♫ RAP Live : Kroc Blanc et Jean-Marie Le Pen @ Rungis – 2017

La journée de Synthèse nationale, dont l’intitulé exact est “Journée nationale et identitaire”, aura lieu pour la onzième fois cette année. Comme l’année passée la journée se déroulera à l’Espace Jean Monnet de Rungis.

Le programme de la journée est assez riche en événements. De nombreux écrivains seront notamment présents pour dédicacer leurs ouvrages.

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Le Bastion social

Outre les nombreux stands de livres proposés par les auteurs et les éditeurs présents, plusieurs artisans d’arts proposeront leurs productions.

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Serge Ayoub qu’un certain Valls voulait faire taire

De nombreux intervenants représentants différentes sensibilités de la droite nationale et identitaire hexagonale prendront la parole durant la journée. Ce sera notamment le cas de Thomas Joly (Parti de la France), Roger Holeindre, Vincent Vauclin (La dissidence) ou encore Alain Escada (Civitas) et bien d’autres.

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Jean-Marie Le Pen est également attendu à cette manifestation. Il était déjà venu  l’an passé.

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Plusieurs intermèdes musicaux sont également à l’ordre du jour.
On pourra notamment citer la venue de

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Kroc Blanc

le rappeur nationaliste qui s’était fait connaître pour sa chanson Jean-Marie Le Pen. Le clip vidéo regroupe plus de 790 000 vues sur la plateforme Youtube.

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Roland Hélie remercie Kroc blanc et Christoff pour leur magnifique concert
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Les personnes moins amatrices de rap apprécieront certainement les prestations du Chœur Montjoie Saint-Denis.

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Dr Merlin enchante son public

Un espace restauration et bar sera à la disposition des visiteurs.

La journée nationale et identitaire est l’un des rares rendez-vous annuel franciliens pour croiser écrivains, leaders politiques et artistes de la “famille” nationaliste.

La journée est organisée par Synthèse nationale, une revue politique bimestrielle. Elle édite également les Cahiers d’histoire du nationalisme. Depuis la saison dernière elle anime, une émission sur Radio Libertés intitulée Synthèse. Pour retrouver les derniers podcast de l’émission : http://ndpeure-et-loir.hautetfort.com 

Informations pratiques :

Journée nationale et identitaire

Dimanche 1er octobre de 11h00 à 18h00

Espace Jean Monnet

47 rue des Solets

94150 Rungis

Frais d’admission : 10 euros

Plus d’informations: http://synthesenationale.hautetfort.com/11-la-11e-jpournee-nationale-et-identitaire/

Pour réserver son billet en ligne : http://synthese-editions.com/home/132-xie-jni-billet.html

Britain first était dimanche à la journée de Synthèse nationale à Rungis

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LA 11e JOURNÉE DE SYNTHÈSE NATIONALE EN IMAGES (1)

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Carl Lang converse avec Jean-Marie Le Pen

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Thomas Joly avec Pierre Vial

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Roland Hélie, Alban d’Arguin et Gabriele Adinolfi

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Pendant le discours d’Alain Escada

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Une assemblée attentive et enthousiaste

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La fin du discours de Jean-Marie Le Pen

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Kroc blanc et Christoff en concert

Trois hommes, militants de l’ultra-droite, viennent d’être mis en examen à Lille. La victime était l’un des «noyés de la Deûle».

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ARCHIVE. Le 23 février 2011, à Lille, des sapeurs pompiers s’apprêtent à sortir un corps découvert par des plongeurs dans le canal de la Deûle à Lille. (PHILIPPE HUGUEN /AFP)

Une tragique loi des séries, sur fond d’alcoolisation excessive. En 2010-2011, à Lille (Nord), cinq corps sont repêchés dans la Deûle à quelques mois d’intervalle. A l’époque, les autorités réfutent tout lien entre ces décès. Six ans plus tard, au terme d’une discrète enquête, trois personnes ont été mises en examen la semaine dernière pour «violences volontaires ayant entraîné la mort». Trois militants de l’ultra-droite soupçonnés d’avoir poussé à l’eau Hervé Rybarczyk, 42 ans, le cinquième et dernier de ces «noyés de la Deûle». Guitariste du groupe Ashtones, il avait disparu de retour d’un concert, dans la nuit du 11 au 12 novembre 2011. Son corps avait été retrouvé immergé, sur la commune de Loos, dix jours plus tard.

L’enquête confiée à la police conclut alors au suicide. Une thèse réfutée par les proches de la victime. Plus largement, une majorité de Lillois ne croient pas à l’époque au hasard pour expliquer cet enchaînement de noyades. En 2014, faute de preuves, les dossiers sont refermés par la justice.

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Un an plus tard, un nouveau juge d’instruction se penche à nouveau sur ces cinq affaires. C’est par le biais de Jérémy Mourain que l’enquête a redémarré. Placé en détention provisoire dans un autre dossier, cette figure de l’extrême droite a fondé en Picardie le White Wolves Klan, un groupe de «loups blancs» néonazis reconnus coupables de multiples violences et délits. Dix-huit de ses membres ont été jugés fin mars devant le tribunal correctionnel d’Amiens (Somme), Mourain écopant de la peine la plus lourde, neuf ans de prison.

Incarcéré, Mourain dispose d’un portable clandestin, qui est placé sur écoute. A l’un de ses interlocuteurs, il explique qu’il lui a fallu «tuer un homme», à Lille. Et de confier son inquiétude : «Pourvu que le juge n’aille pas chercher trop loin dans ma période lilloise.»

Un crime commis pour impressionner le skinhead Serge Ayoub ?

Sur ce mystérieux crime, deux témoins se font plus précis. Mathieu D., un membre du groupe, évoque spontanément devant les gendarmes un homicide. Un crime commis pour impressionner Serge Ayoub, figure tutélaire du mouvement skinhead. Mourain rêve en effet d’intégrer les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), le bras armé de Troisième Voie, le mouvement d’Ayoub, dissous en 2013.

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Le même témoin évoque l’implication dans ce crime de Yohann M., membre des JNR et «parrain» de Mourain dans le cadre de son accession au groupe. Kévin P., autre «loup blanc», atteste devant les enquêteurs que Mourain «devait taper deux personnes». «Après, il les avait jetées dans le canal.»

De source proche de l’enquête, on concède que «les propos de Mourain» — dont l’avocat n’a pas donné suite à nos sollicitations – «ont permis de remonter aux agresseurs présumés d’Hervé Rybarczyk, mais pas de le mettre lui-même directement en cause». En revanche, selon nos informations, Yohann M. serait l’un des trois mis en examen, ce que se refuse à confirmer ou infirmer le parquet de Lille.

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Cette autre figure de l’extrême droite nordiste avait été impliquée en 2013 dans l’agression de plusieurs clients du Vice & Versa, un bar gay du centre de Lille. Des faits qui lui avaient valu d’être condamné la même année. «Depuis, il s’était amendé, explique une de ses connaissances. Il semblait regretter ses dérives.»

Yohann M. a-t-il été rattrapé par son passé ? S’il reconnaît l’appartenance de ce dernier aux JNR, Serge Ayoub conteste fermement toute implication. «Un rituel de passage ? C’est n’importe quoi, balaie l’intéressé. Vous imaginez si chacun des membres des JNR avait dû tuer quelqu’un ? Et en plus des inconnus !» Lui-même poursuivi – et relaxé – dans le procès des «loups blancs», Ayoub reconnaît avoir croisé Yohann M. à plusieurs reprises mais voit en lui et Jérémy Mourain «des pieds nickelés déchaînés».

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Pour l’instant, difficile d’établir le scénario précis de la mort d’Hervé Rybarczyk, chacun des trois mis en cause, placés en détention provisoire, se renvoyant la balle. Selon l’édition lilloise de «20 Minutes», il y aurait préméditation, les auteurs ayant préalablement enlevé la puce de leur téléphone portable avant de s’en prendre au guitariste. En l’état actuel des investigations, qui se poursuivent, aucun lien n’a pu être établi avec les quatre autres disparitions. «Plusieurs de ces victimes avaient un point commun, analyse un connaisseur du dossier. Elles étaient liées d’une manière ou d’une autre à la communauté gay.»

White Wolf Klan

Le White Wolf Klan était un groupuscule néo-nazi ayant opéré en Picardie, principalement autour de la ville de Ham, au début des années 2010. Son leader, Jérémy Mourain, bras droit de Serge Ayoub en Picardie, crée un groupe autonome, en juillet 2013 à la suite de la dissolution du groupe Troisième Voie, après la mort de Clément Méric. Le groupe multiplie les agressions racistes et les actes de délinquance avant d’être arrêté. Mourain sera condamné à 9 ans de prison en mars 2017.

Origine

Originaire de Ham, Jeremy Mourain, né en 1990, rencontre Serge Ayoub à la fin des années 2000.
Mourain monte les échelons et devient le bras droit d’Ayoub en Picardie.
Dès ses 18 ans et déjà le crâne rasé, il se distingue dans une « ratonnade » du côté de Crouy-en-Thelle (Oise) : il frappe au visage avec une batte de base-ball un automobiliste « trop bronzé », puis brise le pare-brise. Il est condamné à 8 mois de prison1.

En décembre 2012, Thomas et Clément G., qui ont milités avec les Nationalistes Autonomes (N.A) sont lynchés par Mourain et sa bande lors d’un guet-apens organisé dans un garage à Estrées-Mons, dans la Somme2. Serge Ayoub aurait commandité cette agression après que la bande rivale l’aurait qualifié dans une vidéo de « sale juif »3,4.

La bande de Mourain s’attaque peu après au Picard Crew, autre groupe nationaliste local concurrent.

Mourain soupçonne le leader du groupe Picard Crew , Werner Riegert, de l’avoir dénoncé à la police, et brûle le local de son groupe en guise de représailles. Cette attaque s’inscrit dans la tentative de Mourain de s’assurer la première place dans le mouvement identitaire de Picardie et du Nord, en pleine croissance5.

Dans la nuit du 1er au 2 janvier 2013, une douzaine de membres du groupe s’attaquent à coup de barres de fer au bar La Chicha, à Chauny1.

En mai 2013, le groupe passe à tabac un automobiliste en train de discuter avec des forains. Jérémie Crauser et Christopher Letrou, co-accusés lors du procès de mars 2017, déclareront : «On était venu pour chercher la merde, c’était de la violence bête et méchante», «Quand on s’emmerdait, ça finissait souvent comme ça.»6

Serge Ayoub attribue un parrain à Mourain : Yohan Mutte, skinhead connu dans la région lilloise pour avoir attaqué un bar gay le 17 avril 2013, le Vice et Versa, après la dispersion de la Manif pour tous2.

Actions du WWK

En juillet 2013, quelques jours après la dissolution de Troisième Voie, à la suite de la mort de Clément Méric le 5 juin 2013, Mourain crée le WWK et s’affranchit de la tutelle de Serge Ayoub. Sous couvert d’une association de motards inspirée de la série Sons of anarchy et du mouvement biker (bien qu’un seul des 19 membres du groupe ait un permis moto, et qu’aucun n’en possède une), le WWK est une organisation paramilitaire hiérarchisée et soumise au pouvoir de Mourain6.

Dès lors les « Loups blancs » multiplient les actions violentes et mêlent activisme raciste et délinquance de droit commun : agressions racistes dans un supermarché, expédition punitive à une fête foraine, jets de cocktails molotov dans un camp de roms. Le groupe s’attaque à un dealer qu’ils frappent et séquestrent à son domicile. Il n’hésite pas non plus à commettre des cambriolages pour remplir les caisses en s’attaquant à des membres du milieu nationaliste, et se lance dans le trafic de drogue. Pour financer son amour de la cocaïne et du speed, Mourain commandite des braquages de supérettes, de bars-tabac, de boucheries, tout comme des siphonnages de réservoirs d’essence3.

En novembre 2013, Mourain envoie des membres du WWK, cagoulés, passer à tabac à leur domicile d’anciens membres du clan, Laurent L. et Sarah M. pour régler une dette de stupéfiants6.

Le 3 janvier 2014, Mourain organise le lynchage d’un membre du WWK accusé d’être proche d’un ancien membre ayant déserté le groupe : coups de batte de baseball dans les testicules, coups de pied dans la tête, étranglement6.

En octobre 2014, Mourain écope de 18 mois de prison pour avoir un mois plus tôt, avec deux membres du WWK, brisé à coups de batte de base-ball le genou d’un homme, coupable d’avoir bu une bière devant son immeuble en compagnie de deux autres hommes dont un ancien du clan1.

Chute, procès et condamnations

Ce sont les frères lynchés, qui décident de porter plainte au commissariat de Peronne, un peu après le guet-apens d’Estrées-Mons, le 8 janvier 2013. L’enquête d’une ampleur inédite durera 4 ans, une trentaine de perquisitions et des centaines d’heures d’auditions seront menées par les gendarmeries de Ham, Péronne et de la brigade de recherche d’Amiens. Le 9 mars 2015, 15 personnes sont arrêtées à leur domicile à Chauny, Compiègne et Ham7.

18 membres du WWK âgés de 22 à 53 ans ont répondu lors de leur procès du 27 au 30 mars 2017 de 35 infractions commises entre 2012 et 2014 : violences avec arme, séquestration, dégradation de biens par incendie, vol aggravé, participation à un groupe de combat, association de malfaiteurs et tentative de meurtre.

Le plus âgé, Serge Ayoub, comparaissait sous contrôle judiciaire, tandis que Jeremy Mourain était placé en détention provisoire depuis mars 2015 : il avait déjà écopé de 11 condamnations pour de multiples détentions ou port d’armes, actes de violence, recel.

Au cours de sa détention dans l’attente de son procès, Mourain confie à une connaissance par téléphone (placé sur écoute) « avoir tué un homme » et s’inquiète : « pourvu que le juge n’aille pas chercher trop loin dans ma période lilloise ». Les enquêteurs remontent alors aux affaires des « noyés de la Deûle » : Hervé Rybarczyk aurait été assassiné, 3 personnes sont mises en cause, dont Yohann Mutte, mais aucune preuve n’est apportée contre Mourain8,9.

Le 30 mars 2017, Jérémy Mourain est condamné à 9 ans de prison ferme pour violences aggravées, vol et organisation d’un groupe de combat. Jérôme B., 42 ans, chaudronnier intérimaire et ancien militaire, et considéré comme l’éminence grise du groupe est condamné à trois ans ferme. Les autres membres du clan écopent de peines de six mois à cinq ans de prison, toutes assorties de sursis et aménageables. La plupart ont reconnu les faits et exprimé leurs regrets durant les débats. Selon l’un des avocats de la défense, « C’est un jugement plutôt clément ». Serge Ayoub bénéficie d’une relaxe10,11.

Le procès a permis de mettre en lumière les ressorts psychologiques et sociétaux qui ont conduit les prévenus à rejoindre le WWK et à y rester : famille absente, addiction aux drogues, milieu social modeste, racisme ambiant, effet de groupe, logique grégaire, emprise d’un leader décrit comme « manipulateur », « narcissique », « ultraviolent », « sadique », « polytoxicomane »11.

« Pour moi, la prison, c’était le clan » déclare Christopher Letrou, l’un des plus jeunes prévenus. « La vraie prison, elle m’a libéré du groupe, en me remettant dans le droit chemin. Mais les faits que j’avais commis étaient là, ils sont graves, avec cette peine, ils sont reconnus, et moi je me sens définitivement libéré »11.

https://fr.wikipedia.org/wiki/White_Wolf_Klan

Serge Ayoub encore dans une histoire de bourrage de crâne de militants nationalistes en Picardie

En mars 2015, des nationalistes proches de 3ème Voie (organisation dissoute suite au meurtre de Clément) sont interpellés dans le centre de la Picardie. Ils faisaient tous partie d’une bande, les WWK – White Wolfs Klan, dont les membres vivaient de cambriolages, de braquages, et imposaient leur conception du nationalisme en réglant leurs comptes à ses concurrents d’extrême droite. Dans cette affaire, Serge Ayoub, ancien leader du groupuscule 3ème Voie, a été mis en examen et devra passer devant les tribunaux. En parallèle, il continue ses activités dans son club de bikers, toujours en Picardie.

Les activités du WWK

Ayoub dans la Somme en octobre 2011 aux cotés du secrétaire général du Parti de la France

Finalement vingt membres du WWK devraient être jugés en mars, dont Serge Ayoub, pour complicité de violences aggravées. Cette bande était organisée autour d’un président, Jérémy Mourain, qui aurait fréquenté régulièrement l’ancien Local d’Ayoub à Paris et aurait joué les gros bras pour son organisation. Pour se financer, les WWK n’hésitaient pas à commettre des cambriolages, des vols de véhicule, d’alcool ou de tabac. Ils ont aussi attaqué un bar à chicha de Ham, la ville de Mourain, en se déclarant « contents, car on avait attaqué les Arabes ».

Le Chef des WWK, Jérémy Mourain, s’était déjà distingué en 2008 , alors qu’il n’avait que 18 ans, en frappant avec une batte de base-ball sur le fourgon d’un conducteur qui était sur sa route, fier d’avoir « bien tapé dans le pare-brise d’un gris ». Il écope de 8 mois de prison ferme à cette occasion. Plus tard, en octobre 2014, il se retrouve encore devant les tribunaux pour avoir organisé une expédition punitive contre trois habitants de sa cité – dont un ancien de son clan, qui faisaient trop de bruit d’après lui. Il se présente alors comme le fondateur du WWK et ancien membre de Troisième Voie. Pour cette affaire il se retrouve avec 18 mois fermes.

Une autre personne habitant Compiègne s’était fait interpellée en mars 2015 et aurait été membre des WWK, il s’agirait d’un militant plus âgé : Jérôme Bailly, dit Jarod, 42 ans, vigile qui bossait pour Sphinx Security Privée, et aussi un ancien militant de 3ème Voie.

Le local du Picard Crew après le passage du WWK en Juin 2013

Dans le secteur de Ham – Chauny – Noyon, les groupes d’extrême droite étaient assez actifs au début des années 2010, avec le Picard Crew plutôt implanté dans la Somme, et quelques militants des Nationalistes Autonomes dans l’Aisne près de Laon. Mais cette concurrence n’aurait pas plu à tout le monde, et Ayoub aurait donc demandé au WWK de remettre un peu d’ordre. Tout d’abord, en décembre 2012 lors d’une soirée organisée par le WWK, des Nationalistes Autonomes se font nettoyer. Plus tard, en juin 2013, leurs concurrents directs du Picard Crew qui venaient d’ouvrir un local, le voient partir en fumée, les WWK se seraient amusés à l’incendier. Ces mêmes Picard Crew défilaient encore un mois plus tôt, en mai à Paris, aux côtés d’Ayoub et de 3ème Voie. Ajoutons qu’un des militants du WWK qui voulait quitter le groupe s’est fait remettre à sa place à coup de gourdins, et a fini à l’hôpital. Toutes ces dernières histoires ont conduit à des arrestations parmi les membres du WWK, car les victimes ont balancé les commanditaires.

Ayoub dans tout ça

Ayoub avec sa nouvelle tenue de Black 7 France

Ayoub comme toujours se désolidarise de ses camarades. Après le meurtre de Clément, il disait ne pas connaître Esteban Morillo. Dans l’affaire du WWK, il dit connaître Mourain, mais nie avoir commandité ou orienté leurs actions. Pourtant neuf membres de 3ème Voie l’auraient balancé en affirmant le contraire… La solidarité fonctionne bien dans ce milieu !

En 2012, Ayoub s’était aussi fâché avec les Nationalistes Autonomes, les traitant de punks à chien lors du C9M de 2012 ; ceux-ci avaient répliqué en le qualifiant de « sale juif », une insulte courante dans les milieux d’extrême droite. Ce qui n’a pas plu à Ayoub, qui aurait alors demandé au chef du WWK, Mourain, de « boucler ça ». C’est ce qu’ils feront lors d’une soirée à Estrée Mons, en décembre 2012, tout près de Péronne dans la Somme, où cinq membres des Nationalistes Autonomes ont été lynchés par les membres du WWK, l’un d’eux ayant reçu des coups de couteau.

Ayoub toujours actif en Picardie

Le 5 juin 2013, Clément Méric était assassiné par un militant de 3ème Voie, Esteban Morillo, originaire du village de Neuilly Saint Front, tout près du nouveau local de la bande d’Ayoub. Comme nous vous en avions informés dans différents articles, Serge Ayoub continue son petit business avec son club de bikers les Black 7 France, qui a remplacé les Praetorians, toujours avec la même équipe. Il a su influencer Morillo puis les WWK, et encore à présent on peut le voir tout près de Soissons dans l’Aisne. Ces bikers continuent leurs activités en louant leur salle de Berzy le Sec pour des animations nationalistes : en janvier ce sera le tour de Kroc Blanc, un groupe de rap d’extrême droite, de se produire au local des Black 7 France.

Les Black 7 France, les mêmes visages que les Praetorians

Les informations sur le WWK sont issues de la presse régionale ici,ici et .
La Horde

Ayoub et sa bande bien installée dans la campagne picarde

jeudi 21 juillet 2016

https://lahorde.samizdat.net/ayoub-et-sa-bande-bien-installee-dans-la-campagne-picarde#comments
Il y a un peu plus d’un an, Serge Ayoub et une partie de sa bande se reconvertissaient pour former un club de motards, les Praetorians. Depuis la fermeture du Local à Paris, ils ont donc pu continuer leur petit business à la campagne, loin de la vie parisienne, là où ils peuvent encore mener leurs activités sans trop de problèmes. Plusieurs concerts ont été organisés dans un hangar de Berzy le Sec (02, Picardie), où ont été conviés des groupes de la scène RAC (Rock Against Communism), comme les Pitbullfarm en septembre prochain. Dans le même temps l’actu locale déplorait en juin la multiplication d’inscriptions nazies, à Laon une ville voisine.

Même si les Praetorians ont essayé d’attirer à eux un public différent de leur style de musique habituel, avec des soirées techno hardcore et métal, c’est avec le RAC qu’ils se sentent le plus à l’aise. Depuis leur ouverture au public, ils organisent régulièrement des concerts avec des groupes actifs dans la scène RAC européenne, certains d’entre eux se produisant même pour certaines organisations comme les chapitres européens de Blood & Honour. [1]

Mais Serge Ayoub se fait discret ces derniers temps, depuis qu’il a été mis en examen pour complicité de tentative de meurtre et placé sous contrôle judiciaire (source Courrier Picard). Ses ennuis avec la justice font suite au démantèlement l’an passé d’un groupe de militants d’extrême droite, qui avaient constitué le WWK (White Wolfs Klan), dont les membres sont poursuivis pour tentative de meurtre, agressions, cambriolages et incendies. Il réunissait des picards, qui se trouvaient à environ une heure de route du local des Praetorians, et qui avaient un local dans la Somme à Estrées-Mons. « Ces camarades dans la Somme », comme les appelait Ayoub, fréquentaient régulièrement le Local, son ancien refuge à Paris. Pour autant cela ne l’a pas empêché de continuer ses activités politiques en sortant son journal Salut Public en novembre et de participer aux journées de Synthèse Nationale en fin d’année aux cotés d’autres membres des Praetorians.

Ils s’amusent les bikers de Berzy

Même si les concerts au local des Praetorians à Berzy le Sec n’attirent pas la foule, c’est toujours un moyen de remplir les caisses du local, surtout avec un public venant d’Allemagne, de Belgique, des Pays Bas ou du nord de la France. En une année, ils ont pu accueillir plein de petits groupes de la scène RAC, qui tournent surtout dans les concerts Blood & Honour en Europe. En juillet 2015, un groupe allemand de Brême – Endstufe – était passé faire une prestation. Ce vieux groupe néonazi est un habitué de ce genre de concert. Les mois qui ont suivi, ce sont des groupes anglais, Code 1 et Tattooed Mother Fuckers, un autre vieux groupe lui aussi habitué des saluts nazis. Plus récemment, en mai, ce sont les Battle Dogs qui étaient invités (ils avaient joué en 2014 près de Lyon, pour Blood & Honour Héxagone).

En groupe francophone, en novembre, c’était le tour du groupe de RAC de Limoges, les Lemovice. Le groupe Lemovice s’est formé à l’origine à la fin des années 90 et est aujourd’hui l’un des groupes RAC français les plus actifs, avec plusieurs concerts à l’étranger. Très lié au Front des Patriotes [2], Lemovice a également un pied dans la scène NSBM (National Socialist Black Métal) puisqu’une bonne partie des musiciens du groupe viennent de cette scène.

Le prochain concert verra donc venir les Pitbullfarm. Alors que la plupart du temps, les lieux de concert de ces groupes de musique sont tenus secrets, les Praetorians les annoncent publiquement en toute tranquillité.

Les Pitbullfarm

Ce groupe suédois, de « psychobilly » comme ils se définissent, fréquente nombre de concerts Blood & Honour en Europe. Son chanteur Jocke Karisson annonce la couleur en arborant en concert son tatouage avec une croix gammée. En 2015, ils ont fait deux concerts dans l’hexagone, tout d’abord en mars pour la branche française des Hammerskins, le Crew 38, encore en Picardie, dans la Somme à Cerisy Gailly. Les Pitbullfarm avaient aussi joué pour Blood & Honour dans la région de Lyon (avril 2015), aux cotés de Lemovice et Tattooed Mother Fuckers.

Dans la région un public à l’écoute du discours d’Ayoub

Il y a 3 ans, notre camarade Clément Méric était assassiné par des personnes proches de Serge Ayoub, qui fréquentaient son Local à Paris, dont Esteban Morillo, l’un des prévenus, qui est originaire d’un village tout proche de Berzy le Sec. On a pu voir aussi le WWK, tout proche aussi, se gorger des paroles d’Ayoub en étant régulièrement au Local. Depuis début juin, à Laon à un peu plus d’une demi-heure de route du local des Praetorians, des tags nazis se multiplient dans la ville et aux alentours. En effet, plusieurs fois des croix gammées et des sigles SS ont été renouvelés, notamment sur l’immeuble hébergeant 25 familles afghanes. On peut s’attendre à retrouver les auteurs de ces inscriptions au concert des Pitbullfarm en septembre.

Fachos hors de nos campagnes !
La Horde

Picardie, réveil difficile pour des néonazis

https://lahorde.samizdat.net/picardie-reveil-difficile-pour-des-neonazis

Lundi 9 mars au petit matin, 16 personnes du milieu néonazi picard ont été interpellées, toutes feraient parti d’un groupe les White Wolves Klan ( Clan des loups blancs ), [1] et auraient été membres de 3ème Voie de Serge Ayoub. Depuis plusieurs mois et même plusieurs années, ces néonazis se sentaient pousser des ailes, entre règlements de compte et bastons après des beuveries. Ce clan aimait passer son temps à taper sur tout ce qui se trouvait sur son chemin.

C’est en plein cœur de la Picardie, dans le triangle Chauny, Noyon, Ham, à la limite des 3 départements de l’Aisne, de l’Oise et de la Somme, que sévissaient ces jeunes défenseurs du nationalisme franchouillard. Sur Chauny déjà au début des années 2010, certains de ces zozos, font des actions coup de poing pour exprimer leurs idées et décorent les murs des environs avec leurs slogans bien à eux. Ils se retrouvent autour du style Gabberskin : voir l’interview de Stéphane François sur les Gabberskin de Chauny.

A Ham dans la Somme, le clan tournait surtout autour d’une personne, Jérémy Mourain, qui s’était déjà distingué en 2008 , alors qu’il n’avait que 18 ans, en frappant avec une batte de base-ball sur le fourgon d’un conducteur qui était sur sa route, fier d’avoir “bien tapé dans le pare-brise d’un gris”. Il écope de 8 mois de prison ferme à cette occasion. Plus récemment, en octobre 2014, il se retrouve encore devant les tribunaux pour avoir organisé une expédition punitive contre trois habitants de sa cité – dont un ancien de son clan, qui faisaient trop de bruit d’après lui. Pour cette affaire il se retrouve avec 18 mois fermes.

Quant à Compiègne où une autre interpellation a eu lieu ce lundi, il s’agirait d’un militant plus âgé : Jérôme Bailly, dit Jarod, 40 ans, vigile bossant pour Sphinx Security Privée, et aussi un ancien militant de 3ème Voie.

Dans la région Picardie, les jeunes nationalistes se portent bien quand même, c’est d’ailleurs dans le sud de l’Aisne qu’Esteban Morillo a grandi (l’assassin de Clément Méric).

Dans le secteur de Ham, et du centre de la Picardie, pendant quelques années les Picards Crew, également proches de 3ème Voie, avaient affirmé leur présence en organisant un solstice d’été dans la Somme en juin 2013, et en participant à un concert néonazi le 15 octobre 2011, qui avait réuni une centaine de militants à Franvilliers dans la Somme, près d’Amiens, autour de groupes de RAC (Rock Against Communism), les ’Lemovice’ par exemple, et d’orateurs comme Thomas Joly (du parti de la France) ou Serge Ayoub.

Parmi les personnes interpellées lundi, quelques unes ont pu assister à l’une de ces soirées, bien que la majorité soit des Gabberskins, plutôt techno que RAC. Les Picards Crew et les White Wolves Klan auraient très bien pu s’y retrouver, en fait ces deux groupes avaient la même activité sur le terrain, mis à part que les WWK n’auraient jamais pu organiser un concert à eux seuls.

Un concert est prévu samedi 14 mars, sans doute dans le nord de la Picardie, qui devrait réunir un beau panel de ces néonazis, organisé par les Hammerskins.
La Horde