1994 assassinat de Idrissa DIARRA en marge d’une soirée au Gibus

13 JUILLET 1994
MEURTRE DE IDRISSA DIARRA
PAR 7 JEUNES RACISTES
UN SOIR DE CONCERT AU GIBUS

Des racistes condamnés, mais ceux qui ont armé leur bras n’ont pas été jugés

Le 28 novembre dernier, une peine de prison de 12 ans a été prononcée contre les trois hommes qui avaient commis un crime raciste à Paris le 13 juillet 1994. Ce jour-là, un Malien de 42 ans, Idrissa Diara, dormait paisiblement sur un banc quand il a été lâchement agressé par un groupe de jeunes gens qui l’ont précipité dans le canal Saint-Martin, sachant pertinemment qu’il ne savait pas nager, ce que la victime criait. Au procès, un avocat de la défense a nié le contenu raciste de l’acte des assassins. Selon lui, ” ce n’était pas une chasse à l’homme mais une plaisanterie stupide, imbécile “. Un autre a protesté contre la présence au procès des organisations anti-racistes, Sos-Racisme, le MRAP et la LICRA, qui se sont portées parties civiles, déclarant : ” c’est parce que ces associations sont là que l’affaire a pris un caractère raciste “. Le fils de la victime, âgé de 12 ans, est venu dire au procès qu’il était fier de son père, ” il n’a assassiné personne, je n’ai pas de haine, je veux que justice soit faite “. Pour une fois, le caractère raciste de ce crime a été reconnu, malgré les dénégations des avocats des auteurs de l’agression. Les trois responsables, âgés de 21 à 24 ans, sont passés aux actes, délibérément.

Ils ont commis ce crime parce qu’ils se sont sentis encouragés par tous ceux qui, propageant le racisme et le nationalisme, arment le bras des plus faibles qui se sentent supérieurs du seul fait qu’ils sont ” nés quelque part “. La propagande chauvine, xénophobe, du Front national est relayée par celle des partis de droite qui défendent les mêmes préjugés moyenâgeux sur la ” chance d’être français “. Ces politiciens ne seront évidemment pas condamnés mais ce sont eux les responsables.

 


Jugement des cinq jeunes adultes accusés du meurtre d’Idrissa Diarra, un Malien de 42 ans (deux mineurs avaient déjà été jugés par le tribunal pour enfants de Paris). En juillet 1994, après un concert au Gibus, près de la place de la République (Paris), le groupe avait décidé de «se payer un Noir ou un Arabe», «la racaille HLM», de faire «une ratonnade». Rencontrant Idrissa Diarra, qui dormait sur un banc près du canal Saint-Martin, ils simulent un premier lancement à l’eau. Celui-ci explique qu’il ne sait pas nager. La seconde fois, l’homme est réellement jeté à l’eau… il y meurt noyé.

Douze ans de réclusion criminelle pour Chun Cheng, James Leclerc et Johann Tatard. Trois ans de prison avec sursis pour Stéphane Groise. Acquittement pour le dernier.


26 novembre 1997

Le destin brisé de deux des meurtriers d’Idrissa Diarra

Portraits de deux des cinq jeunes accusés d’avoir jeté un Malien, père de famille, dans les eaux du canal Saint-Martin, en juillet 1994. Une vie familiale brisée et une longue errance caractérisent le parcours de ces deux garçons plutôt immatures.

UN père trouvé mort un sabre dans le ventre. Une mère alcoolique qui vide le compte en banque de son fils avant de le virer lui-même. L’histoire familiale de Chun Cheng, vingt-deux ans aujourd’hui, et de son copain James Leclerc, d’un an son aîné, ne suffit pas à expliquer le meurtre qui les amène, depuis hier et jusqu’à vendredi, devant la cour d’assises de Paris, mais elle peut éclairer les raisons profondes d’un tel acte. Chun et James sont accusés d’avoir jeté à l’eau Idrissa Diarra, quarante-trois ans, la nuit du 12 au 13 juillet 1994. La victime, assoupie sur les rives du canal Saint-Martin à Paris, leur avait signifié qu’elle ne savait pas nager. Elle a coulé à pic. Les garçons, ainsi que cinq autres jeunes présents et soudés en bande, auraient voulu par ce geste «se faire un Noir ou un Arabe» à la sortie d’un concert, «se payer la racaille des cités HLM», selon leurs propres termes enregistrés par les enquêteurs au moment de leur arrestation, six mois plus tard.

Hier après midi, à travers une enquête de personnalité fouillée, la cour dont les neufs jurés qui la compose cherche à dessiner deux parcours. Celui de Chun, d’abord, enfant de famille chinoise immigrée, confié à sa grand-mère jusqu’à l’âge de quatre ans. Il retrouve ses parents ensuite, en banlieue parisienne. Des restaurateurs quasi invisibles, trop occupés par leur travail, par leur disputes aussi. Ils divorcent quand Chun a douze ans. L’enfant part chez son père. L’enfant… façon de parler, Chun collégien doit s’occuper de ses deux soeurs, un plein temps entre les cours. De sa voix atone, avec des mots guindés, le jeune homme à la figure ronde raconte par le menu ses journées d’alors: de lourdes responsabilités, une grande solitude.

https://www.humanite.fr/-/-/le-destin-brise-de-deux-des-meurtriers-didrissa-diarra

 


27 novembre 1997


https://www.liberation.fr/societe/1997/11/27/jeter-un-black-dans-l-eau-une-plaisanterie-quatre-jeunes-juges-pour-la-mort-d-un-homme-qu-ils-ont-po_220908/

Idrissa Diara avait 42 ans, son tort fut de dormir sur un banc.

Licencié un mois plus tôt de son emploi comme manutentionnaire dans le Sentier, Idrissa le Soninké était arrivé de Bougouni, au Mali, en 1975, et il se laissait aller. Depuis son divorce, en 1991, il habitait chez un ami, rentrait tard, «quelquefois ivre, mais toujours calme», dira son copain Amady. «Quand il a bu, il dort, ajoutera Amady. Il se couche par terre, ou sur un banc.»

Ce matin du 13 juillet 1994, Idrissa n’a pas bu, mais il dort. Le banc jouxte le canal Saint-Martin, à Paris. «Il avait une peur bleue de l’eau», dira Amady. Un peu plus tard, Idrissa y est, dans l’eau. Et au fond. Quand on le remonte, il va mourir. Noyé. Il laisse un fils, Amadou, 12 ans. L’agression est attribuée à «un groupe de skinheads». Six mois plus tard, une fille parle: son ex, James Leclerc, s’est vanté d’avoir «jeté un Black à l’eau». Puis un appel anonyme dénonce un certain Chun Cheng.

Deux mineurs. Depuis mardi, quatre garçons font face aux jurés de Paris, accusés d’homicide volontaire. Un cinquième est poursuivi pour non-assistance à personne en danger. Deux autres, mineurs, ont déjà été jugés. X, un lycéen qui avait 15 ans, qui parle d’une voix toute douce et joue le benêt ­ «Je fréquentais des racistes, mais c’était pas extrême du tout, c’était tout bête» ­, a été condamné à cinq ans de prison avec sursis par le tribunal pour enfants, pour meurtre. X passe pour celui qui a eu l’idée de «jeter le Black dans l’eau», mais il n’a pas fait un jour de prison. Y, lui, autre mineur, a pris un an avec sursis pour non-assistance.

Ils étaient sept, donc, ce soir-là, à pogoter au Gibus, une boîte proche de la République. Soirée hard rock. Le groupe s’est formé au hasard. Pour Idrissa, tous parlent d’un «accident», d’une «plaisanterie» qui a mal tourné. Pas l’intention de faire du mal. Juste rigoler un peu.

«L’erreur qu’on a faite, c’est de le prendre pour un jeune comme nous, avec lequel on s’amuse», dit Johann Tatard, cuistot, qui avait 18 ans. «C’était un être humain», reconnaît X. «A aucun moment, il n’a cru qu’on allait le jeter à l’eau, et nous non plus, c’est resté toujours sur le ton de la plaisanterie», affirme James Leclerc, qui avait 20 ans et huit tombes tatouées sur le bras droit.

Donc, un «accident». Chun Cheng avait 19 ans, il était mécanicien moto. Un an plus tôt, en 1993, Chun a trouvé son père à la cave, un couteau planté dans la tête, poignets, gorge et abdomen tranchés. Suicide ou meurtre? On ne sait. Chun a aussi eu, en 1994, un accident de moto où sa passagère a dû être amputée des deux jambes. Chun a tenté de se suicider en avril 1994. «Après le décès de mon père, je suis devenu quelqu’un de froid et très dur, dit-il. Aimer, ça fait mal.»

Détester, c’est plus facile. «Je ne suis pas raciste, parce que je n’ai jamais pensé qu’une race était supérieure à une autre, dit Chun. Mais je suis xénophobe. La xénophobie se ressent envers certaines catégories, par exemple, envers les jeunes des cités.»

Ce soir-là, au Gibus, après le concert, quelqu’un propose de sortir «se battre avec de la racaille, plus spécialement des Noirs et des Arabes». Qui a cette idée de «ratonnade à mort»? Personne ne se souvient. «Chun m’a demandé si j’en avais pas marre avec les étrangers qui agressent les gens», indique Johann Tatard. Chun réplique: «On sortait d’abord pour prendre l’air. Il faisait très chaud.» Les sept hardos traînent dans la ville, finissent par tomber sur le canal. Deux cinéastes tournent une scène où il s’agit de jeter des pierres dans l’eau. Quelqu’un, dans les sept, propose de jeter les cinéastes à l’eau, mais «pour rigoler». Puis ils avisent le «Black», sur le banc. Le réveillent. Idrissa est très poli. «S’il a été si sympathique avec nous, c’est qu’il devait avoir peur», analyse X. Donc, l’ambiance est bonne. Idrissa demande une cigarette. On lui donne. On rigole: «La cigarette du condamné.» Peut-être qu’Idrissa rigole aussi.

«J’étais jeune.» Qui a l’idée de le jeter? «Si c’est moi, c’était stupide. Mais j’étais jeune», dit X. Une première fois, on le saisit par les jambes et les bras, on simule de le projeter dans l’eau. Johann: «Il disait “arrêtez, c’est pas drôle.» Idrissa dit qu’il ne sait pas nager. On le rassied. On rigole encore. Certains ont un peu bu, personne n’est vraiment ivre. «Il a vu qu’on n’était pas agressifs», dit Johann.

On discute. «Chun m’a demandé si on devait se le faire, en représailles pour sa couleur, expliquera James. J’ai proposé de lui faire uniquement peur, parce qu’il était vieux.» C’est vrai qu’on est loin de la «racaille» et des «Zoulous» officiellement recherchés. «Le racisme n’existait plus à ce moment-là», jure X. Juste la blague. Ensuite? Johann raconte: «Le Noir a dit “je savais que vous alliez pas me jeter à l’eau. Le Chinois (Chun, ndlr) a pris ça comme un défi, lui a saisi la jambe, et tout le monde a suivi.» Idrissa est maintenant au-dessus du canal, on le balance. «Personne n’a dit “on le lâche», assure Johann. «Ça part avec l’élan, explique James. M. Diara a glissé des mains.» Idrissa ne pèse pourtant que 67 kilos. «Mais d’un seul coup, c’est devenu lourd», dit X.

Idrissa tombe-t-il dans l’eau tout de suite? Ou y a-t-il un dernier coup de pied pour l’envoyer valdinguer? Ça s’est dit. Mais devant les assises, les souvenirs se brouillent. Non, juste un «accident». Il y a même des marques au poignet d’Idrissa, glisse un avocat: ça montre que James a cherché à le retenir, non? De la berge, Johann lui tend bien la main, sans succès. «On lui disait “reviens», assure X. Mais Idrissa ne revient pas. Sacré blagueur. Tellement blagueur, d’ailleurs, que «dans un premier temps, les quatre (Chun, X, James et Johann, ndlr) ont ri», assure Nikola Kerkez Plavsic, l’un des sept accusés. «James et le Chinois nous ont demandé si on voulait recommencer, indique Johann. Mais ça suffisait.»

L’audience se poursuit aujourd’hui.

 


CHUN CHENG, Nikolas Kerkez, James Leclerc, Johann Tatard, accusés d’homicide volontaire pour avoir jeté un Malien dans le canal Saint-Martin, à Paris, dans la nuit du 12 au 13 juillet 1994, ainsi que Stéphane Groize, répondant de non-assistance à personne en danger, se sont tour à tour exprimés devant la cour d’assises de Paris. Un dernier mot avant le délibéré pour dire «leurs excuses», «leurs regrets», «tout le mal qu’ils ont causé» et qu’ils «ne souhaitaient pas». La partie civile et l’avocat général pointaient jeudi leur absence de remords. Ils ont hier demandé «pardon» à Amadou, fils de la victime, et à sa mère; ils ont nommé Idrissa Diarra, l’homme mort par leur faute. Agés de vingt-deux à vingt-cinq ans, habillés de gros pulls et coiffés d’une queue de cheval, les prévenus avaient l’air très jeunes à ce moment-là.

Chun Cheng, pour qui l’avocat général a réclamé la plus lourde peine, dénotait tout de même par sa tenue, mais aussi dans ses propos: «Je veux juste que la maman se souvienne de ce que j’ai dit à Amadou.» Le matin de cette journée consacrée à la défense et au délibéré, les deux avocats du jeune homme, Me Sossoh et Me Laurette, avaient évoqué son désir de voir Amadou accepter l’aide d’un psychothérapeute. «Je suis devenu un monstre le jour où j’ai tué son père», aurait dit Chun à l’un de ses conseils. La défense a d’ailleurs marqué la différence de Chun Cheng. «Il ne se plaint pas, ne se disculpe pas, il paye», estime Me Laurette, «car il ne s’estime pas le droit de se poser en victime». Ses origines asiatiques expliqueraient son sens aigu du déshonneur et de la honte, plaident ses avocats. Elles l’empêcheraient d’avoir voulu commettre un crime raciste, argumentent-ils encore. L’un des noeuds du procès réside dans le caractère raciste ou non de l’homicide. Il réside aussi dans le caractère volontaire ou non de l’acte. Les avocats de Chun, comme ceux des autres prévenus, ont soutenu qu’il n’y a pas eu intention de donner la mort.

https://www.humanite.fr/-/-/les-trois-meurtriers-didrissa-ecopent-de-12-ans-de-reclusion

 


Le procès de sept jeunes qui se sont «payé un Noir»

Le 13 juillet 1994, sept garçons jettent dans les eaux du canal Saint-Martin, à Paris, Idrissa Diarra, un Malien de quarante-trois ans. Cinq de ceux qui voulaient «casser la racaille des cités HLM» comparaissent aujourd’hui devant la cour d’assises de Paris.

 


Concert de hard-rock à la boîte de nuit le Gibus,
toute proche de la place de la République,
ce soir de juillet.
Sept jeunes, âgés de quinze à vingt ans,
en sortent vers 3 heures du matin,
avec l’envie de se battre, l’envie de «casser de la racaille des cités HLM»,
si possible «un Noir ou un Arabe»,
avoueront-ils six mois plus tard aux policiers de la brigade criminelle de Paris.
James, Stéphane, Chun et les autres errent dans le quartier du Gibus. Sur les quais du canal Saint-Martin, la bande accoste d’abord deux étudiants en cinéma filmant des pierres jetées dans l’eau.
La scène inspire leur macabre scénario.

Un Malien tiendra le rôle de la pierre.
Il se nomme Idrissa Diarra et somnole un peu plus loin sur un banc. Les hard-rockers réveillent l’homme un peu ivre, engagent la conversation, le chahutent et font mine de le jeter à l’eau. La victime indique qu’elle ne sait pas nager.
Le groupe le pousse, pour de bon cette fois, dans le canal.
Idrissa, quarante-trois ans, ouvrier en maroquinerie, un gars «un peu bohème» selon ses proches, coule à pic. Des témoins préviennent les secours mais en vain. L’homme décède à 9 heures du matin des suites de sa noyade.

 


les sept garçons accusés se renvoient la balle

http://www.humanite.fr/node/171469

 


  • Grégory Piat

https://www.discogs.com/fr/artist/604328-Gr%C3%A9gory-Piat

  • Mr Antaeus

https://www.discogs.com/fr/artist/1353149-Mr-Antaeus

  • Antaeus –Years After the Birth of the Weak

enregistré au printemps 1995

https://youtu.be/fSyWeQjKlRI?si=IbmbQ9CpUKAaE-7A

  • Antaeus – Supremacist Dawn

  • Tragos Adein

Secondary, 3 of 4

Secondary, 4 of 4

  • Le Lac Où Je Suis Mort

Principal

  • Belladonne (Fairy Voices) – CD compilation

https://i.discogs.com/DAYjhc2oveTO-_2M9ORPmqJTtFpRTlTu9uPJCYUCjL4/rs:fit/g:sm/q:90/h:352/w:350/czM6Ly9kaXNjb2dz/LWRhdGFiYXNlLWlt/YWdlcy9SLTE5NDE2/OC0xMTQ1OTY2OTEy/LmpwZWc.jpeg

 


Le Monde SAMEDI 14 JANVIER 1995

Des jeunes avouent le meurtre d’un Malien

La bande de sept ” hard rockers ” disait vouloir ” se payer un Noir ”

Cela aurait pu rester le mystère du canal Saint-Martin, la mort inexpliquée d’un homme jeté à l’eau par une bande d’assassins dont la trace aurait été à jamais perdue. Le 13 juillet 1994 à 3 heures du matin, un Noir avait été volontairement poussé dans ce canal du dixième arrondissement parisien. Mort par noyade. De rares témoins avaient observé la scène de loin : sept jeunes aux cheveux longs et à la panoplie de hard rocker – blousons noirs élimés avec des noms de groupes peints sur le cuir, vieux jeans délavés à l’eau de Javel et paire de rangers – avaient chahuté l’homme en faisant mine de le balancer à l’eau.

“Je ne sais pas nager “, avait-il crié. Après lui avoir offert une cigarette – “la dernière, celle du condamné “, avait ricané l’un des jeunes-, l’homme avait été jeté dans le canal. Il a coulé à pic. Sept inconnus pour un cadavre. Un maigre indice, dans l’une des poches du noyé : une carte orange, portant un nom à moitié effacé. La prestigieuse brigade criminelle avait été saisie du dossier. (Le Monde du l5 juillet 1994). Après six mois d’enquête, “la crim’ “a reconstitué le fait-divers et interpellé les sept suspects.

A LA SORTIE D’UN CONCERT

La petite bande avait passé la soirée au Gibus Rock Club, une boîte de nuit de la rue du Faubourg-du-Temple. Ce soir-là, l’ambiance était au “hard” : un groupe connu des seuls initiés avait déversé ses lourds décibels sur ses fidèles. A la sortie du concert, les sept fans avaient d’abord discuté avec des étudiants en cinéma qui, sur le quai de Valmy, filmaient des cailloux jetés dans l’eau. Un peu plus loin, le groupe – un collégien et deux lycéens, un maçon, un garçon de café, deux sans-profession, tous âgés de quinze à vingt ans- avait repéré l’homme assoupi.

Aux policiers qui les ont interrogés, les uns ont dit avoir voulu “faire une ratonnade et se payer un Noir ou un Arabe “. Les autres ont avoué vouloir “casser la racaille des cités HLM “. Ils se sont présentés comme des “hardos “, amateurs de rock dur, se croisant souvent dans des concerts ou devant le magasin Virgin Megastore des Champs-Elysées. Ces deux mineurs et cinq majeurs, tous Français, ne se connaissaient pas davantage. A part un mineur, qui s’est vaguement dit “nationaliste “, et une haine déclarée pour les “rappeurs”, ils n’ont pas donné aux enquêteurs l’impression d’être mus par une idéologie répertoriée. Des simples d’esprit “, commente un policier.

Diera Idrissa, un Malien de trente-cinq ans, en est mort. ” Un marginal en voie de clochardisation “, selon la police judiciaire. Une victime sans domicile fixe, qui se faisait héberger chez des amis. Dans la chaleur d’une nuit d’été, il avait décidé de dormir au bord dans l’eau d’un canal. Son identification été simple : le nom de la carte orange empruntée à un proche a permis de découvrir son identité.

Les ” hardos” ont été retrouvés grâce aux témoignages décrivant un jeune de type asiatique dans leurs rangs et à un renseignement décisif et anonyme parvenu in extremis aux enquêteurs. Les sept suspects ont été interpellés en cascade, du 9 au 11 janvier. Ils ont reconnu avoir poussé celui qui disait ne pas savoir nager, mais s’en renvoient la responsabilité. Quatre d’entre eux ont été écroués pour homicide volontaire par le juge d’instruction Olivier Deparis, jeudi 12 janvier, les trois autres restant en liberté sous contrôle judiciaire. Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) s’est constitué partie civile dans la procédure. Erich Indyan

 


Nouvelle inspirée du meurtre :

Cette nouvelle est inspirée d’un fait réel qui s’est passé dans la nuit du 13 au 14 juillet 1994. Les criminels ont été retrouvés en janvier 1995. Nous vous invitons à lire l’article du journal Le Monde relatant l’événement. (14 janvier 1995)

14 Juillet !

Les deux jeunes lycéens avaient décidé de se retrouver au Gibus, une boîte de nuit branchée hard rock de la rue du Faubourg du Temple où ils avaient l’habitude d’assister à des concerts. Ce soir-là, l’ambiance n’était pas terrible et, comme leurs voisins, ils manifestaient leur mécontentement. Parmi ceux-ci, l’un d’entre eux, une véritable armoire à glace, se distinguait par sa violence et sa hargne.

C’était un de ces jeunes que tout le monde fuyait. Il n’était âgé que de vingt ans mais en paraissait vingt-cinq. Une stature imposante, des épaules larges, un buste bien développé, des muscles qu’il aimait faire jouer. “1,90 mètres, 80 kg.” comme il aimait à le préciser fièrement Des cheveux longs et sales, un regard si clair et si fixe qu’on l’aurait dit métallique, avec une petite cicatrice au coin de l’oeil gauche. Sur l’épaule droite, un scorpion, le dard dressé, tatoué.

Cette apparence physique, qui n’avait rien pour rassurer, était complétée par un blouson noir élimé, avec des noms de groupes de rock cousus dans le dos et des croix gammées dessinées sur les avant-bras. Un tee-shirt qui avait sûrement dû être blanc, de vieux jeans délavés à l’eau de Javel et des grosses rangers noires avec des semelles cloutées.

C’était un des habitués du Gibus Club Rock, où on aurait pu le trouver à toute heure du jour et de la nuit, si le Gibus avait été ouvert 24 heures sur 24. Avec quatre autres semblables, il avait fini par se constituer une petite bande qui, régulièrement, se donnait rendez-vous dans des boîtes qui ressemblaient, de loin comme de près, à des repères de malfrats. Ce soir-là, ils étaient venus, tous les cinq, assister à ce concert au Gibus, et, déçus, frustrés comme les deux lycéens qu’ils entraînèrent à leur suite, ils allaient en sortir avec la ferme intention de ” s’amuser ” ailleurs.

S’amuser…il y a bien longtemps qu’Idrissa ne savait plus ce que ces mots voulaient dire… Il venait de quitter ses amis qui l’avaient hébergé une semaine durant.

Cette nuit était si chaude qu’il décida de dormir sur les berges du canal Saint Martin après avoir fait une promenade dans le quartier. Il quitta donc la rue de La Pierre Levée et prit la rue de La Fontaine au Roi, son itinéraire des soirs d’été. Arrivé quai de Valmy, il fit encore quelques pas avant de s’étendre à même le sol après avoir roulé sa veste en guise d’oreiller.

La tête posée sur cet oreiller de fortune, Idrissa tomba dans un profond sommeil et il rêva à son pays, le Mali, qu’il avait quitté à 18 ans pour tenter sa chance à Paris. Lors de son départ pour la France, il avait laissé sa famille dans la misère. Ils habitaient des maisons de terre dans un petit village non loin de Gao. Bien souvent, il avait pensé à un éventuel retour au pays, mais l’argent lui faisait cruellement défaut.

Idrissa rêve. Il revoit son village, une femme allant chercher de l’eau au puits. Mais oui, c’est sa mère. Ses rêves sont confus. Il croit entendre le bruit caractéristique du fleuve Niger, mais en fait ce n’est que celui des pales charriant l’eau du canal.

Réveillé par une énorme péniche, il essaye vainement de se rendormir. Les souvenirs de son passé se bousculent dans sa tête. Pourquoi avait-il quitté son pays ? Il se revoyait jouant au foot avec les jeunes du village tandis que sa mère, au bord du fleuve, lavait le linge. Son père, lui, travaillait à Gao toute la journée. Le soir, il lui parlait de la France. Il lui en avait parlé si souvent comme d’un pays de rêve, d’un Eldorado, qu’il avait fini par y débarquer, par un bel après-midi de l’automne 1977.

Après leur soirée passée au Gibus Club, les sept jeunes ” hardos ” décidèrent de prendre l’air. Direction, La République où l’ambiance était peut-être plus “intéressante”. Mais, arrivés à hauteur du canal Saint-Martin, ils changèrent d’avis et décidèrent de longer le canal.

Ils rencontrèrent un groupe de jeunes avec une caméra. L’un des rockers leur demanda :

– Vous faites quoi là ?

– Un court métrage.

– C’est quoi ça ?

– Ben un film…, avança celui qui passait pour l’intellectuel de la bande.

– Ah oui ? Et ils sont où vos acteurs ?

– Il n’y a pas d’acteurs. Nous filmons la chute des cailloux pour un centre d’art et d’essai.

– Oh ! Les tocards ! Ils filment des cailloux et ils se prennent pour Spielberg ! Allez on se casse.

Ils partirent, mais après quelques mètres rencontrèrent Idrissa, toujours allongé par terre, et dormant paisiblement. Ils s’approchèrent et virent que l’homme était noir.

– Visez le négro, là !

– Vous pensez ce que je pense ?

– Ouais ! P’t-être qui fait des ronds dans l’eau, lui aussi ?

– Allez, on se le fait?

– Ouais… On se fume un bamboula !

La bande s’approcha de l’Africain et lui proposa une cigarette.

– Eh, mon pote, une cigarette, ça te branche ?

– Non,… merci, répondit Idrissa, d’une voix peu rassurée.

– Allez ! Fume ta cigarette ! On n’a pas que ça à faire !

– La dernière, celle du condamné….reprit un autre en ricanant.

– Fume ! Et après on va te fumer !

A ces mots Idrissa se dressa pour tenter de fuir, mais les sept rockers l’encerclaient.

Deux d’entre eux l’empoignèrent et le jetèrent dans le canal.

– Je ne sais pas nager ! cria Idrissa avant de toucher la surface de l’eau.

Celle-ci fut un instant troublée, puis elle redevint lisse et calme, comme si rien ne s’était passé.

Les 3°2 du Collège Georges Méliès.(Avril- Mai 1995)

Baroudi Sadok, Benamara Bouabdellah, Chaban Maher, El Mimouni Fahd, Fenniche Mohand, Ferron Virginie, Ferry Carole, Girbes Aliénor, Hamouche Mohand, Jan Patricia, Kamoun Laurent, Khamira Inès, Latif Laurent, Niang Lamine, Ouahabi Azdène, Sagroun David.

http://lilian.chevallier.pagesperso-orange.fr/Ecrits/14%20Juillet.htm

 


L’avocate générale Evelyne Lesueur a requis hier des peines de douze à quinze ans de réclusion contre trois jeunes gens accusés d’avoir noyé Idrissa Diara, un Malien de 42 ans, en le jetant dans le canal Saint-Martin à Paris, le 13 juillet 1994. Quinze ans de prison ont été requis contre Chun Cheng, 22 ans, treize contre James Leclerc, 23 ans, et douze contre Johann Tatard, 21 ans. Pour le quatrième accusé, Nikola Kerkez Plavsic, 22 ans, l’avocate générale a laissé la cour décider de son sort, car rien n’indique qu’il ait aidé à jeter à l’eau cet homme, dont le seul tort était d’être noir et de dormir sur un banc (Libération d’hier). Enfin, trois ans avec sursis ont été requis contre Stéphane Groise, 23 ans, poursuivi pour non-assistance à personne en danger. Verdict aujourd’hui.

 


La cour d’assises de Paris a condamné vendredi à des peines de 12 ans de réclusion criminelle Chun Cheng, James Leclerc et Johan Tatard. Ils étaient accusés d’avoir noyé un Malien, Idrissa Diarra, le 13 juillet 1994, en le jetant dans le canal Saint-Martin. Les jurés ont acquitté Nikolas Kerkez-Plavsic.

DARKTHRONE North Arisk Black Metal

La polémique provient des déclarations sur la pochette de l’album, qui feront peser des soupçons d’antisémitisme sur le groupe. La première édition de l’album, qui restera disponible jusqu’à la réédition de 2001, contenait au dos du CD l’inscription « norsk arisk black metal » (« black metal norvégien et aryen »), bien que le groupe ait expliqué avoir utilisé le mot « arisk » pour signifier « vrai », ce qui se confirme dans la phrase en anglais également présente sur la pochette : « true norwegian black metal ». La participation de Count Grishnackh à cet album, connu pour ses opinions racistes, n’est pas pour calmer la situation… Cela aura d’ailleurs des conséquences directes, notamment avec leur distributeur français Média 7, refusant de s’occuper de leur promotion.

Transilvanian hunger est le quatrième album du groupe de black metal norvégien Darkthrone, paru en 1994 sur le label Peaceville Records.

Les quatre premiers textes sont l’œuvre de Fenriz, batteur du groupe; les quatre derniers ayant été écrits pour Darkthrone par Count Grishnackh (Varg Vikernes) de Burzum.

Darkthrone refuse de jouer live

PNFE, le retour

https://reflexes.samizdat.net/pnfe-le-retour-2/

Article publié en octobre 1993 dans le n° 40 de la revue REFLEXes)

PNFE-le-retour1

Depuis l’attentat du foyer Sonacotra de Cagnes-sur-Mer, dans lequel étaient impliqués certains de ses membres, et les arrestations et la détention de ses principaux dirigeants fin 1989 (voir Réflexes n° 23-24 et n° 25-26), le PNFE n’avait plus beaucoup fait parler de lui, entamant une traversée du désert ponctuée par les départs de cadres et de militants, par l’interdiction de ses manifestations publiques et de son journal Tribune nationaliste. Il semble aujourd’hui que cette période soit terminée, le parti de Cornilleau ayant été réorganisé au niveau interne et connaissant une nouvelle vague d’adhésions dont notamment celle d’une vieille figure de la scène néo-nazie française, Michel Faci (voir portrait). Un renouveau confirmé par le développement de liens privilégiés avec plusieurs groupes néo-nazis internationaux et la tenue de son 5ème congrès le 3 avril 1993 où a été annoncée la fusion des FNE (Faisceaux nationalistes européens) de Mark Frederiksen avec le parti de Cornilleau. Un congrès significatif à plus d’un titre puisque y a été exposée la future stratégie du PNFE.

Résumé des chapitres précédents : créé en 1987 par Claude Cornilleau (un ex-membre du FN), le PNFE PNF (bis) —ne pas confondre avec PNF (marque déposée antérieurement chez Militant and Co)— se fait très vite remarquer par son discours violemment raciste et antisémite, l’intérêt qu’il porte au mouvement skinhead et le port d’un uniforme (chemise brune de préférence). Très vite, il attire les déçus du FN, les rasés, et les nazis pur sucre. Mais son ascension est brutalement stoppée au milieu de l’année 1989, quand des militants niçois de son organisation, Michel Gouge et Gilbert Hervochon, sont arrêtés à la suite de plusieurs attentats sur la Côte d’Azur, attentats qui feront un mort. À cette occasion, on a découvert que le PNFE avait créé un réseau néo-nazi dans la police par l’intermédiaire de policiers membres de la FPIP, syndicat d’extrême droite.
Du coup, les principaux dirigeants du PNFE, son président Cornilleau, son secrétaire général Allouchery et l’inspecteur Lecanu sont interpellés et incarcérés ainsi que plusieurs militants.
Après 5 mois d’incarcération, c’est d’un PNFE moribond que Cornilleau reprend la direction. Une situation aggravée par la démission fin mai 1989 de Allouchery (sorti de prison avant son chef). Il explique son départ par un changement radical de ses conceptions politiques puisqu’il proclame être devenu, au contact de la prison, «un militant révolutionnaire anti-impérialiste, anti-capitaliste» bien évidemment opposé au néo-nazisme de son ancienne organisation.
En fait, plus prosaïquement, il semble que, profitant de l’incarcération de son chef, il a tout simplement, avec la complicité de sa petite amie Christelle Duguet, la responsable du cercle féminin du PNFE, empoché le fric des cotisations et du soutien financier des militants et sympathisants. Fric dont il se serait servi pour s’acheter une voiture et partir en vacances. Il faut ajouter des soupçons portant sur les relations d’Allouchery avec la police. En clair, il aurait balancé. Depuis, il serait parti outre-mer.
Autre départ forcé, celui de l’inspecteur Lecanu, viré de la police, reconverti depuis dans le gardiennage pour une société privée de sécurité dirigée par d’anciens militants d’extrême droite (on ne se refait pas).
Au niveau des militants, c’est la fuite de ceux qui s’auto-proclamaient les plus durs et les plus purs, à force de croix gammées dans leurs zines, et de la tendance skin «mytho-bière».

Réorganisation du mouvement

Dans un premier temps, Cornilleau réorganise la direction en nommant Michelle Dall’ara secrétaire nationale et son mari Alain trésorier (deux transfuges du RPR), et en s’entourant d’une équipe de jeunes comme Olivier Revet, Marc Nicoud de Lyon, Philippe Debonnet de Metz et Erik Sausset de Caen.

Michel Faci, Claude Cornilleau et Eric Sausset

Michel Faci, Claude Cornilleau et Eric Sausset

Pour pallier à l’interruption du journal, Ultime Ralliement, la revue du groupe Horst Wessel devient la « lettre de combat » du parti. Au niveau des activités, le PNFE s’investit dans le soutien aux prisonniers nationalistes en réactivant le COBRA (Comité Objectif Boycott de la Répression antinationaliste) créé par Olivier Devalez dans les années 1980 et dont le nouveau responsable est Rolf Guillou, un skin du Havre et ancien responsable du service d’ordre des FNE, et en créant un comité de soutien à Aruni et Lajoye, deux activistes d’extrême droite responsables de plusieurs attentats dans la région de Caen, dont l’assassinat d’un épicier maghrébin. Lajoye, ayant adhéré depuis au PNFE en prison, est devenu le « héros » de toute une partie de l’extrême droite néo-nazie pour ses actions et ses écrits abondamment publiés, notamment dans l’Empire invisible, le bulletin de la branche française du KKK.

Autre activité du PNFE, le soutien au courant révisionniste par l’intermédiaire de l’ANEC (Association normande pour l’Éveil du Citoyen) basée à Caen et dirigée par un élève-ingénieur, Vincent Reynouard, qui se fait très vite remarquer en diffusant des tracts révisionnistes sur le campus de la fac. Dès lors, il grimpe dans la hiérarchie du parti jusqu’à en devenir le secrétaire général à la place de Michelle Dall’ara (qui a quitté le Parti avec son mari, là encore pour «divergences politiques»), lors du 4ème congrès du PNFE en mars 1991. Cette nouvelle année commence par ressembler aux précédentes. Interdit de défilé Jeanne d’Arc en 1990 par le préfet de police, le PNFE a beaucoup de mal à organiser des réunions publiques. La création d’une association des Amis de Tribune Nationaliste vise alors à contourner ces interdictions. La seule réunion qui est organisée le 21 avril dans un restaurant de l’Aisne et qui réunit une cinquantaine de militants, est troublée par la gendarmerie. Les mauvaises nouvelles s’accumulent, c’est l’interdiction de publicité et de vente aux mineurs de TN, puis la suppression de sa commission paritaire, ce qui signifie l’interdiction de fait de la parution du journal ; enfin, en septembre, le procès intenté contre son tout nouveau secrétaire Vincent Reynouard (qui quitte le PNFE mais continue ses activités révisionnistes). Ces nouveaux ennuis entraînent une nouvelle réorganisation du parti. Erik Sausset remplace Reynouard, tandis que Yannick Jordan est nommé responsable pour l’Ile-de-France. Mais une fois de plus, ce sont les médias qui provoquent le retour du PNFE au premier plan, en décembre 1991, grâce à une émission de télé consacrée à l’extrême droite en France, animée par Daniel Bilalian. Plusieurs groupes peuvent s’y exprimer sans retenue et notamment le PNFE, par l’intermédiaire de Cornilleau, Sausset et Jordan. Résultat, les adhésions ne tardent pas à suivre, tandis que le journal du parti reparaît avec le début du récit des « exploits » de Michel Faci en Croatie, déjà auteur dans le n°49 de TN de l’histoire des volontaires français en Irak lors de la guerre du Golfe. Un Faci que l’on retrouvera le 11 janvier 1992, présent aux côtés de Cornilleau lors d’une réunion du PNFE dans la région de Caen : cela augure déjà de son adhésion au parti.

Après un attentat contre un foyer de la Sonacotra

Après un attentat contre un foyer de la Sonacotra

Entre temps, fin 1991 naît le parti «frère» de celui de Cornilleau, le PNSE (Parti nationaliste suisse européen), créé à la Chaud-de-fond à l’initiative de Pierre Barbezat, qui en laisse vite la direction à un skin, Cedrik Pythoud. Regonflé par toutes ces arrivées, le PNFE envisage même de présenter des candidats aux cantonales de 1992 : Jacky Charpentier et Claude Cornilleau en Seine-et-Marne et Xavier Bourdin en Seine-Saint-Denis, mais le projet n’aboutit pas. Le parti en profite pour développer ses relations avec d’autres mouvement néo-nazis en Europe ; une politique engagée dès 1987 avec sa participation à l’Euro Ring, une initiative créé à l’initiative du VMO belge qui a cessé toute apparition publique depuis 1989. C’est lors de ces congrès que sont noués des liens avec pour l’Allemagne, le FAP de Michael Kühnen (aujourd’hui décédé). En juin 1989, une délégation du Cercle nationaliste féminin du PNFE est invitée à Hambourg pour rencontrer ses consorts du FAP qui lui rendra la politesse en venant les voir en France. De plus, des liens très étroits sont noués entre la section du PNFE de l’Est de la France (Strasbourg, Metz) et ses voisins allemands. Durant 1992, le PNFE est invité par la Nationaliste List et l’AVÖ à participer au défilé commémoratif de la mort de Rudolf Hess. Une délégation composée d’une vingtaine de militants fait le déplacement.
En Angleterre, c’est avec le BNP (British National Party) que le mouvement de Cornilleau entretient les meilleures relations, comme le prouve la présence du PNFE aux trois derniers congrès du BNP en 1990, 1991 et septembre 1992.
Aux États-Unis, il faut noter des contacts avec l’Église du Créateur, une secte catholique national-socialiste dont le leader le révérend Ben Klaessen a été interviewé dans le n°50 de TN (il s’est suicidé au mois d’août).

Au niveau national, c’est le rapprochement de plus en plus prononcé avec les FNE de Fredericksen, entamé dès 1989 lorsque les FNE mirent la boîte postale de leur journal Notre Europe combattante au service du Comité de soutien du PNFE. Rapprochement confirmé par un meeting en avril dans une brasserie de la Place de la République bien connue des vitriers. Il est vrai que les FNE, descendants directs de la FANE (Faisceaux Actions Nationales Européens) n’ont jamais réussi à redevenir ce qu’ils ont été ; leur activité principale se bornant à la diffusion de leur journal et aux divers dîners-anniversaires en l’honneur d’Adolf Hitler. Le dernier en date, prévu en 1991 dans un restaurant de Bagnolet a été annulé, le nombre de participants se montant à une trentaine.

C’est ce renouveau qu’est venu confirmer le 5ème congrès du PNFE le 3 avril 1993. De nombreuses délégations étrangères étaient présentes. Les Anglais du BNP avec à leur tête leur président John Tyndall, une délégation allemande, l’AVÖ et son leader Ewald Althans, les Suisses du PNSE venus avec Cedryk Pythoud ainsi qu’une importante délégation belge.
Hervé Van Laethem, du groupe belge l’Assaut, et l’Américain Gerhard Lauck du NSDAP-AO n’ayant pu être présents avaient envoyé un message de soutien.
Ce sont environ 200 personnes qui ont tour à tour écouté Erik Sausset, le vice-président du PNFE, Michel Faci, membre du Bureau politique, John Tyndall, le président du BNP, Mark Fredricksen des FNE et enfin Claude Cornilleau qui a fait un récapitulatif de toutes les difficultés auxquelles s’est heurté le parti avant de faire un point sur la situation sociale et les dernières élections.
Le «Flan national», dixit Cornilleau, ne trouve pas même grâce à ses yeux, car il est lui aussi «démocrate» et se compose de juifs (référence au Cercle d’amitié française juive et chrétienne créé par Bernard Anthony). Au niveau stratégique, le PNFE va chercher à « adopter une voie étroite consistant à développer une opposition extra-parlementaire totalement en dehors du système » et se fixe comme but de « le renverser pour instaurer un ordre nouveau sans pour cela s’interdire de descendre dans l’arène électorale ». Bien que, pour Cornilleau, les élections ne changent rien : « Toutes les élections [de mai 1992] sont symbolisées à mes yeux par celles de Sarcelles où un Juif de gauche, Strauss-Kahn, a été battu par un Juif de droite, un certain Lellouche : nous n’avons fait que changer de Juif, un point c’est tout. »
L’action du PNFE se centre donc sur la propagande ; ainsi Cornilleau a-t-il annoncé la reparution de son journal en dépit de l’interdiction qui l’a frappé, mais à partir de l’étranger.
La police n’étant plus capable d’assurer la sécurité des biens et des personnes, le PNFE assurera lui-même sa propre sécurité, et Cornilleau d’ajouter : « Je ne saurais trop vous conseiller de vous procurer toutes les armes que vous pouvez encore acquérir légalement, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit » (Ah, les dits et les non-dits !) et enfin « Dans le régime actuel, nous sommes tous en état de légitime défense et il n’est pas impossible que l’avenir voit la création de communautés nationalistes dans la France profonde, qui serviraient de base à la reconquête de notre pays envahi et avachi aux mains d’une équipe mafieuse vendue à la juiverie internationale. »
On peut voir dans cette dernière proposition l’influence de groupes américains tels que The Order ou Aryan Nation. Alors, à quand des communautés de skins agricoles ?

Enfin, le PNFE prône le resserrement des liens entre tous les nationalistes européens car « nous tous, nationalistes européens, nationalistes blancs de tous les continents, nous n’avons qu’un seul et même ennemi c’est la juiverie internationale. »
En conclusion, suite à ce congrès, on peut penser que le PNFE est amené à jouer dans les mois qui viennent un rôle important au sein de l’Internationale néo-nazie. Le message envoyé par Gerhard Lauck du NSDAP-AO (qui devait participer à ce congrès) est significatif à cet égard.
Le PNFE va-t-il être amené à jouer le même rôle que l’ANS ou le FAP en Allemagne, celui de la branche politique du NSDAP-AO ? L’arrivée de Faci, très proche de cette organisation, au sein du bureau politique et la fusion avec les FNE prononcée après le congrès sont déjà des éléments de réponse (Fredricksen est devenu vice-président suite à la fusion).
La présence au congrès de Ewald Althans, considéré comme un des successeurs de Michael Kühnen, la participation pour la deuxième année consécutive d’une délégation d’une quarantaine de militants du PNFE et la prise de parole de Cornilleau au cours de la manifestation en sont comme une confirmation.
La suite au prochain numéro…

Publié en novembre 1993

Cet article est libre de droit, mais nous vous demandons de bien vouloir en préciser la source si vous en reprenez les infos : REFLEXes http://reflexes.samizdat.net , contact : reflexes(a)samizdat.net

HORNA NSBM de Finlande

Horna de finlande a des liens multiples avec l’idéologie néonazie et la mouvance nsbm
Horna diffuse son idéologie en musique depuis 1993.
et a fait couler beaucoup d’encre, notamment à cause de son leader Ville Pystynen alias “Shatraug”.

https://fightfascism.wordpress.com/2007/04/29/horna-finnland-bandbeschreibung/

https://fightfascism.wordpress.com/2012/09/05/rechtsextreme-black-metal-band-horna-auf-europa-tour/

Le leader de Horna diffuse son idéologie-en-musique via son label grieventee : Kristallnacht „Aryan Art“, „Aryan Blood“, „Endlösung“, „Holocaustus“, “hammer”, …


– En 2010, plusieurs rassemblements ont été annulés par “Horna” dans les pays de langue allemande par des manifestations antifascistes.

– Tournée septembre 2012 organisée par Sven Zimper ” MetalKommand Concerts “ soit le batteur de Absurd, et du label nsbm WTC.

Horna entretient des liens particuliers avec Satanic Warmaster (groupe interdit en France)
Dans un interview “Shatraug” félicite le néo groupe nsbm “Satanic Warmaster”, dont le chef de la bande est “Nazgul”, l’ex-chanteur de “Horna”.

Horna entretient des liens particuliers avec Peste Noire
– disque en collaboration Horna Peste Noire en 2007 diffusé par un label français.
– Horna boycotte le BlastFest 2017 en Norvege, horna annule en soutient au groupe Peste Noire interdit, tout en adoptant une posture victimaire-identitaire anti-antifa.

Plusieurs release de la bande Horna ou du projet parallele “Sargeist” ont été produits par des labels d’extrême droite ultra comme “Sombre Records”, W.T.C. Productions “ou” Blut und Eisen Productions “.

“Corvus”, le chanteur actuel de “Horna”, est également actif dans la bande “Korgonthurus” sur le label néo nazi “Blood & Soil” Productions “. Pour une release de la bande “Desolation Triumphalis”, qui se compose de membres de groupes nsbm comme “Kristallnacht”, “Chemin de Haine”, “Seigneur Voland”… , “Shatraug” a composé la chanson “The eternal revolution».

En 2006, une release en commune avec le groupe néo-nazi “Legion of Doom” a été produite par le label “Zyklon-B-Productions”. Dans la même année, une autre release a été produite avec le groupe national-socialiste-Black-Metal “Sacrificia Mortuorum”. Ce dernier a déclaré dans une interview être très fier d’être autorisés à collaborer avec “Horna”, “Shatraug” de “Horna” a pris contact avec la bande, une bonne amitié a développé à partir de ce qui a abouti à la release produite en collaboration.

Le label néo nazi “Schwarze MaSSenvernichtung” produit des badges pour “Horna”.

 

Band description

„Shatraug“, guitarist of „Horna“ speaks about NS-Black-Metal:“Well, our ex-vocalist (who also was/is active in the band „Gestapo666“, Note) is no longer a member of Horna, because he wanted to concentrate to this kind of ideals in Black Metal. I support many NS bands, because of the quality their music offers and because of the intellect of the particular persons. I do not support posers or wannabees. It has to attest if a band is honorable or pure scum. Politics in Metal are not really necessary, but i don’t care about it, so long it don’t exposes as absolutely stupid. For example i just heard a demo, where a song was entitled „Vuosi1488“, thus „the year 1488“. How stupid can someone be? Cleverness and strength. A little bit all out knowledge does not hurt“.

Elsewhere „Shatraug“ confesses to Blood-and-Soil-Ideology: „Our souls and blood is from this northern soil and the nature around here is certainly affecting the psyche.“

In one interview part about the Finnish Blackmetal-Scene, „Shatraug“ commends the local neo nazi band „Satanic Warmaster“, whose head of band is „Nazgul“, the already mentioned ex-vocalist of „Horna“. Obviously „Horna“ has best contacts to „Satanic Warmaster“.

In 2003, before „Nazgul“ left the band, „Shatraug“ openly confessed to the Nationalsocialist ideology: „Yes, i support him (the National Socialism, note) and i can say the same of Warmaster (Nazgul). In my opinion the National Socialism means to be proud of the own heritage and the own country, to believe in the brothers in arms and to those values which exclude any foreign influence or religion“.

In common with „VilwolfHeim“ (who is/was active in the neo nazi bands „Sombre Chemin“ and „Heidenwelt“) and “Ravenum” (ex-drummer of “Horna”, vocalist of the NSBM-band “Hammer”) „Shatraug“ plays in the band „Blutschrei“. The song titles of the Band fit in the neo nazi ideology: „Voice of Blood“, „White Agony“.

In a „wordrap“ in an interview with the internet magazine „Final War“ „Shatraug“ replies to a question about politics in Black Metal simply with „88“, a code which is often used by neo nazis and which stands for twice the eighth letter of alphabet. „HH“ stands for „Heil Hitler“. In the email address of the band one can also find the code.

Concerning to this a fan has made a guest book entry on the homepage of „Horna“:

„At first I must say, I like your music (Sargeist&Horna). But there is one thing i can´t understand, why is the e-mail adress of Shatraug: fornicator88… is there any connection between “88″ which could mean “HH” (Heil Hitler)? To me as a German it seems unbelievable that people believe in such a disguting crab. I´ve also read a interview with Shatraug were he said he have to do with NSBM, if this is true I must say that Shatraug doesn´t have a clue what he is talking about. We got so much problems with this fucking Parasites of Nazis. I think black metal should be unpolitical (like its origin!!!) Be satanist thats ok, thats true but nazis are fucking parasites. Please think about it and answer my by writin in this guestbook.”

The reply of „Horna”: „You don’t have to like what we are, it only proves where we stand and where you fall. YOU are the one who has no grip of reality. You like turkish scum infesting your neighborhood? You like rap and hip hop? Maybe you also do drugs and molest children? Maybe you want to wear funny hats and go to synagogues with other circumcized mice? THAT is what we are against. Don’t have to be “nazi” to be proud of our origin, blood and culture.”

Several releases of the band or of the side project „Sargeist“ have been produced by extreme right labels like „Sombre Records“, W.T.C. Productions“ or „Blut und Eisen Productions“.

With his label „Grievantee Productions“, „Shatraug“ sells releases of bands like „Aryan Art“, „Aryan Blood“, „Endlösung“, „Holocaustus“ and many other neo nazi bands. http://i10.tinypic.com/307mh51.jpg.

At the sound studio of „Shatraug“ the neo nazi bands „Kristallnacht“ and „Hammer“ are/were signed. http://i9.tinypic.com/2hsbzb5.jpg

„Corvus“, the current vocalist of „Horna“, is also active in the band „KORGONTHURUS” which is signed at the neo nazi label „Blood & Soil“ Productions“. For a release of the band „Desolation Triumphalis“, which consists of members of neo nazi bands like „Kristallnacht“, „Chemin de Haine“, „Seigneur Voland“ et cetera, „Shatraug“ composed the song „The eternal revolution“.

In 2006 a release in common with the neo nazi band „Legion of Doom“ was produced by the label „Zyklon-B-Productions“. In the same year a further release was produced with the National-Socialist-Black-Metal band “Sacrificia Mortuorum”. The latter stated in an Interview that one is very proud to be allowed to produce with „Horna“. After the debut-release „Shatraug“ of „Horna“ has contacted the band, a good friendship has developed from this which resulted in the commonly produced release.

The neo nazi label „Schwarze MaSSenvernichtung“ produces buttons for „Horna“.

Romper Stomper – Film 1992

https://m.media-amazon.com/images/I/516M5CmLcsL._AC_UF894,1000_QL80_.jpg

Le scénario du film est en partie inspiré de la vie de Dane Sweetman, le chef d’un gang de skinheads néo-nazis de Melbourne. Geoffrey Wright a en effet écrit le scénario à partir de la correspondance qu’il a échangée avec Sweetman, alors que ce dernier purgeait une peine de prison pour meurtre

https://www.telegraph.co.uk/content/dam/films/2018/06/26/romper-stomper-russell-crowe_trans_NvBQzQNjv4Bqbe775R1SNzm4sSSdJaF7PESXDVobHLbZZp-A_Kknc4M.jpg

Malgré les apparences, les mecs qui ont enregistré la bande-son de Romper Stomper n’étaient pas des néo-nazis
Chris Pettifer et ses collègues ont dû picoler et se battre en studio pour composer la oi! la plus authentique possible. Et ça a tellement bien marché qu’ils se sont fait récupérer par les boneheads.

Certains écoutent encore ce disque en pensant que c’est un album de oi! raciste.
Je trouve ça triste… Et inquiétant. Ce n’est qu’un film. L’ironie du sort, pour eux, c’est qu’on a composé tout ça pour déconner. Ils ne sont même pas au courant que le « groupe » était juste une bande de gauchos de classe moyenne. Et que les paroles ont été écrites par Bill Murphy, le producteur, qui était très loin d’être un néo-nazi.

https://www.ozmovies.com.au/uploads/media/poster/0002/84/3c4655eb3fc05abb2421987edc832fdebfdf9395.jpg

Hando et Davey appartiennent à un gang de skinheads néo-nazis qui multiplient les actes de violence gratuite ou en réaction au développement de la communauté vietnamienne dans leur ville de Footscray, dans la banlieue de Melbourne. La situation demeure inchangée jusqu’au jour où leurs ennemis s’organisent à leur tour et décident de les combattre directement. Gabe, une jeune femme épileptique, rejoint le groupe et les aide à échapper à la justice.

Lorsqu’ils voient un jour des Vietnamiens s’introduire dans le pub qu’ils fréquentent, Hando et sa bande les rossent sans ménagement, avant de voir la situation se retourner contre eux. Leur repaire est saccagé et brûlé, et ils doivent se replier dans une nouvelle zone.

Mais des dissensions surgissent dans le groupe : Davey, qui est tombé sous le charme de Gabe, exclue du groupe par

https://youtu.be/JTkpsur8h8w

1992 Le Batteur de EMPEROR poignarde à mort un homosexuel dans la forêt

La nuit du 21 août 1992, Eithun « Faust » Bård, le batteur du groupe Emperor, poignarde mortellement Magne Andreassen, un homosexuel, dans une forêt juste à l’extérieur de Lillehammer13. Il lui assène 37 coups de couteau avant de lui donner plusieurs coups de pied dans la tête. Faust, qui déclare par la suite qu’il n’a eu aucun remords, est condamné à quatorze ans de prison, mais est libéré en 2003 après avoir purgé neuf ans et quatre mois14.

https://en.wikipedia.org/wiki/Faust_%28musician%29

On 21 August 1992, Eithun stabbed Magne Andreassen, a gay man, to death in a forest just outside Lillehammer.[1] Eithun was visiting his family there.[2] He went to a pub and had a drink, but “the atmosphere didn’t suit him, so he decided to head home”.[2] According to Eithun, while walking in the Olympic park, “this man approached me – he was obviously drunk and obviously a faggot […] it was obvious that he wanted to have some contact. Then he asked me if we could […] go up to the woods. So I agreed, because already then I had decided that I wanted to kill him, which was very weird because I’m not like this”.[3] Eithun carried a knife because, as he explained: “It’s better to have a knife you don’t need than to not have one when you need it”.[2] Once in the woods, Eithun stabbed Andreassen 37[4] times and then kicked him in the head repeatedly as he lay on the ground.[5]

Eithun claimed that he felt no remorse at the time.[6] In the late 1990s, he said of the murder: “I was outside, just waiting to get out some aggression. It’s not easy to describe why it happened. It was meant to happen, and if it was this man or another man, that’s not really important”.[6] Ihsahn, his bandmate in Emperor, said that Eithun “had been very fascinated by serial killers for a long time, and I guess he wanted to know what it’s like to kill a person”.[2] The media has linked the murder to black metal and speculated that Eithun was motivated by Satanism or fascism, but in a 2008 interview he explained: “I was never a Satanist or fascist in any way, but I put behind me the hatred and negativity. Those feelings just eat you up from inside”.[7] In a 1993 interview he had said “I am not a Satanist, but I praise the evil”.[8] In an interview for the book Lords of Chaos he explained he had been “interested in Satanism but there are other things as well. Basically, I don’t give a shit”.[9] Jørn Tunsberg of the band Hades Almighty said that the murder was “an impulse killing” and that “it had nothing to do with black metal”.[10]

Police initially had no suspects, and Eithun remained free for about a year.[4] However, he told Øystein ‘Euronymous’ Aarseth, Varg Vikernes, and a few others what he had done.[4] After Euronymous’s murder in August 1993, Eithun was arrested and confessed to killing Andreassen. In 1994 he was sentenced to 14 years imprisonment, but was released in 2003 after serving nine years and four months.[7]

1992-1996 Les musiciens et les fans de black metal norvégien prennent part à plus de 50 incendies d’églises chrétiennes

Les musiciens et les fans de black metal norvégien prennent part à plus de 50 incendies d’églises chrétiennes de 1992 à 199612. Certains de ces bâtiments avait plus de huit cent ans et étaient largement considérés comme d’importants monuments historique. L’un des premiers incendies et le plus notable était celui de l’église de bois Fantoft, pour lequel la police soupçonne Varg Vikernes12. En mai 1994, il est reconnu coupable pour les incendies de l’église de Holmenkollen, de Skjold et de Åsane13. Afin de coïncider avec la sortie de De Mysteriis Dom Sathanas, Vikernes et Euronymous avait comploté pour incendier la cathédrale de Nidaros, qui apparaît sur la couverture de l’album5. Les musiciens Samoth, Faust et Jørn Inge Tunsberg12 sont également condamnés pour des incendies d’églises.

Les opinons sur les incendies d’églises divergent depuis au sein de la communauté black metal. Le guitariste Infernus, et l’ancien chanteur Gaahl de Gorgoroth font éloge de ces incendies dans des entrevues9. Cependant, Necrobutcher et Kjetil Manheim de Mayhem ont condamné ces incendies5.

6 juin 1992 : Varg Vikernes incendie de l’église en bois de Fantoft

https://youtu.be/CYJ6H2kKbFE

La stavkirke de Fantoft (norvégien : Fantoft stavkirke) est une église en bois debout située à Fantoft, Bergen, Norvège. Le mot stavkirke vient du norvégien « stav » pour pieu et « kirke » pour église. Les stavkirker sont entièrement construites en bois, elles ont d’ailleurs pour traduction française « églises en bois debout ».

La stavkirke de Fantoft fut tout d’abord construite vers 1150 à Fortun, près du Sognefjord (L’église en bois debout de Fortun), mais a été transférée à Fantoft en 18831 et reconstituée à la manière de l’église en bois debout de Borgund. Elle a été incendiée et entièrement détruite le 6 juin 1992 par des membres de l’Inner Circle lié au black metal. L’un des incendiaires présumés, Varg Vikernes2, soutient que cette date a en fait été choisie pour commémorer le pillage de Lindisfarne par les Vikings du Hordaland le 6 juin 793, qui est souvent considéré comme le véritable début de l’ère viking.[réf. nécessaire]

L’église a été reconstruite à l’identique en 1997 (La nouvelle stavkirke de Fantoft, Fantoft nye stavkirke), et est depuis protégée par des grillages et des alarmes. Le coût de la reconstruction n’a pas été dévoilé par les propriétaires de l’édifice, seule stavkirke privée parmi celles incendiées en Norvège.

L’église se trouve à quelques centaines de mètres de la Résidence universitaire de Fantoft.

https://i.discogs.com/d6MIE5pi-_T6R3pkSyUn95hHhPYTUXxCHvc6TYq2KW8/rs:fit/g:sm/q:90/h:600/w:600/czM6Ly9kaXNjb2dz/LWRhdGFiYXNlLWlt/YWdlcy9SLTM4NDYw/NDMtMTM0NjY4Mzkz/Mi00NjIzLmpwZWc.jpeg

Une photographie de  charpente calcinée de l’église de Fantoft est choisie pour illustrer la couverture de la pochette d’éditions de l’enregistrement Aske  et devenu “culte” de Burzum feat. Samoth de Emperor à la basse, diffusé en disques, vinyls, cd, cassettes, … à l’échelle mondiale depuis 1992, puis en mp3 et en streaming. Existe aussi en T-shirt et autres produits dérivés : briquets dés 1993, …etc.

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“tourisme culturel” 2010

 

hommage musical 2021